Bottes de sécurité CCQ: qui paie quoi en 2026?
ConstruMD
11 oct. 2026
Tous les articles
PARTAGEZ CETTE PUBLICATION
Publié : 14 octobre 2026
Étudier un métier de la construction tout en conservant un salaire est maintenant possible dans certains parcours administrés par la Commission de la construction du Québec. Le programme est réel, mais il ne fonctionne pas comme une bourse offerte automatiquement à tous les étudiants d’un DEP.
Il faut être admis dans une cohorte visée, être lié à une entreprise admissible et conserver un droit de travail valide auprès de la CCQ. Le salaire vient de l’employeur. La subvention annoncée, pouvant atteindre 25 000 $ par participant, sert à soutenir l’entreprise pendant les heures de cours.
Voici ce que les travailleurs et les employeurs doivent comprendre avant de remplir un formulaire ou de promettre une place.
Dans le parcours rémunéré en alternance travail-études de la CCQ, la personne participante demeure liée à une entreprise de construction. Elle reçoit un salaire pendant sa présence aux cours exigés par le centre de formation professionnelle et pendant ses stages sur les chantiers.
Ce n’est pas l’école qui verse une allocation et ce n’est pas la CCQ qui dépose 25 000 $ dans le compte du travailleur. L’employeur rémunère la personne. Une subvention salariale peut ensuite soutenir l’entreprise, jusqu’à la limite prévue par le programme.
Le parcours mène à un véritable diplôme d’études professionnelles. Il combine l’enseignement du CFP, l’emploi et des stages rémunérés afin que la personne développe ses compétences sans devoir choisir entre un revenu et sa formation.
Il s’agit d’un projet pilote de formation en emploi administré par la CCQ avec le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, la Commission des partenaires du marché du travail et les CFP participants. Le financement provient du programme de formations de courte durée, souvent appelé COUD.
Ce n’est pas un droit général accordé à tous les étudiants en construction. Une inscription à un DEP régulier ne rend pas automatiquement salarié. Il faut qu’une cohorte rémunérée soit confirmée dans le métier et la région, qu’un CFP admette le candidat et qu’un employeur admissible l’embauche ou lui fournisse une lettre d’engagement.
Ce n’est pas non plus une alternance travail-études ordinaire. La différence centrale est la rémunération des heures de cours par l’employeur dans le parcours soutenu par la CCQ.
La CCQ identifie cinq programmes prioritaires: briquetage-maçonnerie, 900 heures; charpenterie-menuiserie, 1 350 heures; électricité, 1 800 heures; plomberie et chauffage, 1 680 heures; réfrigération, 1 800 heures.
Ils mènent aux métiers de briqueteur-maçon, charpentier-menuisier, électricien, tuyauteur et frigoriste. Pour comparer les rôles avant de choisir, le guide ConstruMD sur les métiers et occupations de la construction au Québec présente les tâches et les parcours.
Une cohorte n’est pas ouverte automatiquement pour chaque métier et chaque région. Le choix dépend des besoins, des partenaires locaux, de la capacité du CFP et du nombre de personnes et d’employeurs intéressés.
Au moment de l’inscription, il faut avoir au moins 16 ans, être citoyen canadien ou résident permanent et satisfaire aux préalables scolaires du DEP. Le CFP évalue l’admission et peut demander des tests, notamment en français ou en classement.
L’âge, la scolarité complétée et le programme visé peuvent modifier les documents exigés. Notre guide sur les préalables scolaires des métiers de la construction aide à préparer la démarche, mais la décision d’admission appartient au CFP.
La personne doit travailler pour une entreprise de construction admissible enregistrée auprès de la CCQ ou avoir obtenu une lettre d’engagement de cette entreprise. Un candidat sans employeur peut manifester son intérêt, mais le formulaire ne remplace pas ce lien d’emploi.
L’entreprise fait partie du parcours: elle verse le salaire, participe à l’organisation de l’alternance et accueille la personne pendant les périodes de travail ou de stage.
Le participant doit avoir un droit de travail valide auprès de la CCQ et le conserver pendant tout le parcours. Le programme vise notamment les détenteurs d’un certificat de compétence apprenti, les compagnons d’un autre métier, les titulaires d’une exemption et les étudiants pouvant obtenir un certificat d’apprenti à titre d’étudiant.
Un DEP, une lettre d’engagement et une carte CCQ sont trois choses différentes. La page officielle sur le certificat de compétence explique le rôle du certificat. L’employeur peut aussi consulter notre guide sur l’embauche d’une personne qui n’a pas encore sa carte CCQ.
L’employeur paie le travailleur. La CCQ indique que la personne doit être rémunérée pendant tout son parcours, y compris lors de sa présence aux cours exigés du CFP. Le programme offre ensuite un soutien financier à l’employeur pour une partie de cette rémunération.
Le montant de 25 000 $ est un maximum annoncé par participant, pas un salaire garanti et pas une prime remise au travailleur. Le coût total peut être supérieur selon la durée, l’horaire, le taux convenu et les charges applicables.
La page publique de la CCQ ne fixe pas un taux unique pour toutes les heures de classe. Avant l’inscription finale, les parties devraient obtenir par écrit le taux appliqué aux cours, la fréquence de paie, les retenues, les avantages, la déclaration des heures et les conséquences d’une absence ou d’un abandon.
La CCQ précise que les stages sont rémunérés et réalisés dans le respect des conventions collectives. Sur le chantier, le métier, le secteur, le statut d’apprenti, la région et la nature des travaux déterminent les règles applicables.
Il ne faut donc pas confondre les heures en classe et les heures exécutées sur un chantier assujetti. Pour ces dernières, l’employeur doit respecter ses obligations de paie, d’embauche, de rapport mensuel, de registre et de ratio apprenti-compagnon. Ces responsabilités sont résumées dans la section officielle Être employeur de la CCQ.
Le travailleur devrait vérifier que son métier, son statut et ses heures apparaissent correctement sur ses documents. Notre référence sur la paie CCQ et les retenues aide à distinguer le salaire brut, les retenues du salarié et les cotisations patronales.
Une cohorte de jour en charpenterie-menuiserie a commencé le 21 septembre 2026 au CFP de la Haute-Matawinie, dans Lanaudière. Une autre cohorte de jour du même DEP doit commencer le 21 octobre 2026 au CFP Qualitech, en Mauricie–Bois-Francs.
L’annonce officielle de juin 2026 précisait 24 places en Haute-Matawinie, dont certaines réservées en priorité à des membres de la communauté Atikamekw de Manawan, et 22 places à Qualitech. La page actuelle de la CCQ classe toutefois ces cohortes parmi celles dont les inscriptions sont terminées ou déjà démarrées.
Une personne qui découvre le programme aujourd’hui ne doit donc pas présumer qu’elle peut entrer dans la cohorte du 21 octobre. Elle peut signaler son intérêt pour une prochaine cohorte et préparer ses conditions d’admission et d’emploi.
Remplir le formulaire permet à la CCQ et à ses partenaires de mesurer la demande et de communiquer avec les personnes, les entreprises ou les CFP concernés. Cela ne réserve pas une place et ne garantit pas le démarrage d’un groupe.
L’inscription réelle se fait avec le CFP ciblé lorsque la cohorte est confirmée. L’admissibilité de l’entreprise, l’admission scolaire et le droit de travail sont alors vérifiés. Une entreprise ne devrait pas promettre une subvention avant la confirmation du programme.
Vérifiez les tâches, les exigences physiques, la durée du DEP et les perspectives. Il faut réussir les apprentissages scolaires tout en maintenant une relation d’emploi.
Demandez la liste exacte des documents, les tests possibles, l’horaire et les règles de présence avant de prendre un engagement.
Il faut être employé ou obtenir une lettre d’engagement. Les offres avec garantie de 150 heures peuvent aider à repérer des employeurs prêts à soutenir une entrée structurée, mais cette garantie ne signifie pas automatiquement que l’entreprise participe au parcours rémunéré.
Le certificat ou l’exemption doit correspondre à votre situation et demeurer valide. L’admission scolaire ne règle pas automatiquement cette étape.
Utilisez le formulaire officiel de la CCQ, puis attendez les indications du CFP et de la CCQ avant de considérer votre place comme confirmée.
Vérifiez le taux, l’horaire, les vacances, les absences, les heures de stage, les outils, les déplacements et les obligations de maintien en emploi.
L’entreprise doit être enregistrée auprès de la CCQ, respecter ses obligations de conformité, employer la personne ou lui remettre une lettre d’engagement, puis la rémunérer pendant tout le parcours.
Elle devrait calculer le coût complet: salaire pendant les cours, salaire et avantages sur chantier, supervision, équipement, déplacements et administration. La subvention réduit le coût, mais ne transforme pas la formation en main-d’œuvre gratuite.
Le gain potentiel est de former une personne diplômée qui connaît déjà l’entreprise. Dans une industrie qui devra recruter environ 17 000 personnes par année selon les perspectives CCQ 2026-2030, ce parcours peut soutenir le recrutement et la rétention.
Avant le début, il faut confirmer la cohorte, le CFP, le taux payé en classe, le taux sur chantier, les outils, les absences, les heures déclarées, la demande de subvention et les conséquences d’une fin d’emploi.
Le programme réunit des règles scolaires, une relation d’emploi, un droit de travail CCQ et des stages soumis aux conventions collectives. Une promesse verbale du type «tu vas être payé pour aller à l’école» ne suffit pas.
Le diplôme confirme la formation, mais la progression continue selon les règles d’apprentissage. Le travailleur accumule des heures, progresse dans ses périodes et doit éventuellement satisfaire aux exigences pour devenir compagnon.
Le programme ne garantit pas un emploi permanent ni un nombre annuel d’heures après la diplomation. Sa valeur est de permettre une formation reconnue tout en restant rémunéré et déjà intégré à une entreprise.
Non. Il faut une cohorte visée, un employeur admissible, une admission au CFP et un droit de travail CCQ valide.
Non. Il s’agit d’une subvention salariale maximale destinée à soutenir l’employeur. Le travailleur reçoit son salaire de l’entreprise.
On peut manifester son intérêt, mais l’inscription exige un emploi ou une lettre d’engagement d’une entreprise admissible.
Non. Il ne s’agit pas d’une inscription et il ne garantit pas qu’une cohorte démarrera.
Oui. La CCQ indique que les stages sur chantier sont payés et soumis aux conventions collectives applicables.
La page actuelle de la CCQ classe cette cohorte parmi celles dont les inscriptions sont terminées. Le formulaire sert maintenant surtout à préparer de futurs parcours.
Le parcours permet réellement d’être payé pendant un DEP, mais seulement dans une cohorte confirmée et avec un employeur admissible. Le salaire vient de l’employeur, la subvention pouvant atteindre 25 000 $ soutient l’entreprise, et les stages restent soumis aux conventions collectives.
Les vérifications prioritaires sont l’admission au CFP, le lien d’emploi et le droit de travail CCQ. Tant que ces éléments ne sont pas confirmés, un formulaire d’intérêt demeure une première démarche, pas une inscription.
Vous pourriez aimer
ConstruMD
11 oct. 2026
ConstruMD
30 juin 2026
ConstruMD
28 juin 2026