Chaleur sur les chantiers: ce que les employeurs doivent prévoir
ConstruMD
16 juin 2026
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Publié : 10 juin 2026
Les vacances de la construction ne sont pas seulement deux semaines de congé dans le calendrier. Pour les entrepreneurs, gestionnaires de projet, contremaîtres, travailleurs et donneurs d'ouvrage, c'est une période qui touche directement la planification des chantiers, les livraisons, la paie, les urgences et la coordination avec les sous-traitants.
En 2026, la période estivale officielle indiquée par la Commission de la construction du Québec s'étend du 19 juillet à 0h01 au 1er août à 0h. La règle générale est claire: les chantiers sont obligatoirement fermés pendant cette période. Mais comme souvent dans la construction, certaines exceptions existent et doivent être traitées correctement.
L'objectif n'est pas de contourner les vacances. L'objectif est de comprendre ce qui ferme, ce qui peut continuer, comment le travail doit être rémunéré et ce que les employeurs devraient vérifier avant d'organiser une équipe pendant cette période.
Pour l'été 2026, les vacances de la construction se déroulent du 19 juillet à 0h01 au 1er août à 0h. La CCQ publie aussi les dates des années suivantes: du 25 juillet au 7 août 2027 et du 23 juillet au 5 août 2028.
Ces dates sont importantes parce qu'elles servent de point de référence pour les horaires de chantier, les commandes de matériaux, la présence des équipes, les échéanciers clients et les ententes avec les sous-traitants.
Dans plusieurs projets, le problème ne vient pas de la fermeture elle-même. Il vient plutôt d'une mauvaise anticipation. Une livraison prévue trop tard, un sous-traitant non disponible, un client mal informé ou une urgence non cadrée peut transformer une pause planifiée en conflit opérationnel.
La CCQ indique que, durant cette période, les chantiers sont obligatoirement fermés. Cela signifie qu'un entrepreneur ne peut pas simplement décider de continuer un chantier régulier parce que le projet est en retard ou parce qu'un client insiste.
Pour les travailleurs, cette règle protège une période de congé annuelle commune à l'industrie. Pour les employeurs, elle crée une obligation de planification. Les échéanciers doivent intégrer la fermeture, surtout pour les projets qui approchent une date de livraison, une inspection, une occupation ou une étape critique.
Le fait qu'un chantier soit important, coûteux ou pressé ne suffit pas à lui seul à justifier du travail pendant les vacances. Il faut vérifier si la situation entre dans une règle particulière prévue aux conventions collectives ou aux conditions applicables au secteur.
La CCQ précise que des règles particulières sont prévues et que des ententes peuvent être conclues entre employeurs et salariés pour certains chantiers. Les exemples mentionnés incluent notamment les travaux d'entretien, de réparation, de modification, de rénovation ou d'urgence, la construction résidentielle légère et neuve, ainsi que certains travaux du secteur génie civil et voirie.
Cette nuance est centrale. Une exception n'est pas une permission générale de garder tout le monde au travail. Elle doit être analysée selon le type de travaux, le secteur, les conventions applicables et les conditions propres au chantier.
Un employeur qui prévoit garder une équipe active pendant cette période devrait donc documenter la raison, confirmer la règle applicable et s'assurer que les travailleurs comprennent le cadre. C'est une question de conformité, mais aussi de climat de travail.
La CCQ indique que tout travail exécuté pendant cette période devra être rémunéré au taux de salaire applicable, selon les dispositions des conventions collectives sectorielles. C'est un point à ne pas traiter à la légère.
Pour un employeur, cela signifie qu'il faut valider le taux applicable avant de promettre un horaire ou d'accepter une demande client. Pour un travailleur, cela signifie que le fait de travailler pendant une période de fermeture prévue doit être encadré, déclaré et rémunéré correctement.
Les règles peuvent varier selon le secteur et le type de travaux. Les employeurs devraient donc éviter les arrangements verbaux imprécis. Une entente claire et une vérification auprès de l'association patronale, syndicale ou de la CCQ peuvent éviter des réclamations après coup.
La première étape consiste à identifier les chantiers qui seront fermés, ceux qui pourraient nécessiter une présence minimale et ceux qui pourraient entrer dans une règle particulière. Ensuite, il faut communiquer tôt avec les travailleurs, sous-traitants, fournisseurs et clients.
Les commandes de matériaux doivent aussi être alignées sur la fermeture. Un chantier fermé n'aide pas si les matériaux arrivent pendant l'absence des équipes, si un équipement loué reste inutilisé ou si une livraison critique bloque un accès.
La page ConstruMD sur la main-d'œuvre CCQ disponible peut être utile pour visualiser certains bassins de travailleurs lorsque les employeurs doivent planifier la reprise après les vacances ou combler un besoin ponctuel. Dans le même esprit, les travailleurs qui veulent comparer les occasions disponibles après la période peuvent consulter les emplois en construction au Québec.
Les travailleurs devraient confirmer leur horaire, leur retour prévu, les conditions si un employeur demande une présence pendant les vacances et la façon dont les heures seront déclarées. Il faut aussi distinguer les vacances de la construction, les jours fériés, les indemnités de vacances et les autres situations comme une mise à pied ou un manque de travail.
Les questions sur l'assurance-emploi, les exceptions sectorielles ou les droits précis devraient être validées auprès des sources compétentes. Les situations individuelles peuvent varier selon le dossier du travailleur, l'employeur, le secteur et la convention applicable.
Pour les travailleurs qui profitent de la période pour revoir leur parcours, l'article ConstruMD sur les perspectives CCQ 2026-2030 donne aussi du contexte sur les besoins de main-d'œuvre à venir dans l'industrie.
Les vacances de la construction reviennent à date fixe, mais les mêmes zones grises réapparaissent souvent: un chantier urgent, un client qui veut avancer, une livraison mal placée, un employeur qui croit pouvoir continuer, ou un travailleur qui ne sait pas si sa présence est obligatoire.
La meilleure façon d'éviter les problèmes est de traiter la période comme une contrainte de gestion dès la planification du projet. Cela implique de prévoir les échéanciers, d'aviser les parties, de documenter les exceptions et de clarifier la paie avant que le chantier soit sous pression.
En 2026, les vacances de la construction auront lieu du 19 juillet à 0h01 au 1er août à 0h. La règle générale est la fermeture obligatoire des chantiers. Certaines situations particulières peuvent permettre du travail, mais elles doivent être vérifiées, encadrées et rémunérées selon les règles applicables.
Pour les employeurs, le sujet est d'abord une question de planification et de conformité. Pour les travailleurs, c'est une question de droits, d'horaire et de rémunération. Pour les clients et donneurs d'ouvrage, c'est une période à intégrer dans les échéanciers plutôt qu'à découvrir au dernier moment.
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