Monteur-assembleur: formation, salaire, tâches
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9 janv. 2026
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Publié : 7 janvier 2026
Le métier de scaphandrier (ou scaphandrière), c’est un boulot unique qui demande des compétences pointues pour bosser sous l’eau. On répare, on inspecte, on construit… bref, on touche à tout ce qui se passe sous la surface pour des infrastructures comme les ponts, barrages ou installations portuaires. Pour découvrir d’autres professions du secteur, consulte la liste des métiers et occupations de la construction au Québec.
C’est un métier qui mélange la plongée professionnelle et des compétences techniques bien variées selon les mandats. Pour un aperçu officiel du rôle et des tâches, la page du gouvernement du Québec sur les scaphandriers et scaphandrières reste une bonne référence de départ.
Le boulot, c’est d’aller sous l’eau pour construire, entretenir et inspecter des structures comme des barrages, ponts, quais ou prises d’eau. On utilise généralement de l’équipement alimenté depuis la surface (casque, ombilical, communication).
L’équipe est composée d’un superviseur, d’un plongeur de secours et de techniciens en surface. La sécurité, c’est non négociable: protocoles stricts, communication constante, évaluation des risques à chaque étape.
Les conditions changent tout le temps: météo, courants, visibilité, température… parfois, c’est rude. Les projets peuvent durer quelques heures ou s’étirer sur plusieurs semaines, tout dépend du chantier.
Les horaires, ce n’est pas du 9 à 5. Parfois, c’est très tôt le matin, parfois le soir ou en urgence. On peut se retrouver partout au Québec, du Saint-Laurent jusqu’aux coins plus isolés comme le Nord-du-Québec, la Côte-Nord ou la Gaspésie.
Voici ce qu’on fait au quotidien:
Inspection des structures immergées: fondations de ponts, pieux, murs de soutènement
Construction sous l’eau: perçage, coupe, bétonnage, pose d’ancrages
Réparation d’installations: colmatage de fuites, réparation de fissures, remplacement de composants
Soudure et coupe de métaux en milieu subaquatique (si certifié)
Installation et entretien d’équipements hydrauliques: vannes, grilles de prise d’eau
Documentation: vidéos, photos, mesures précises des interventions
Sécurité: vérification de l’équipement, tests des systèmes, respect des procédures d’urgence
Rapports: rédaction après chaque intervention (plongée, inspection, sécurité)
Préparation et entretien du matériel: casques, détendeurs, compresseurs, systèmes de sécurité
Collaboration avec d’autres équipes: construction, ingénierie, mécanique
Adaptation aux conditions hivernales: plongée sous glace ou en eau très froide
Au Québec, il n’y a pas de programme public complet menant directement à la plongée commerciale. Il faut aller chercher une certification de plongeur commercial conforme à la norme canadienne CSA Z275.
La certification vient du Diver Certification Board of Canada (DCBC). Le minimum visé pour travailler sur des mandats de construction est souvent un niveau de type Surface-Supplied Air Diver.
Certifications souvent exigées selon les mandats:
Certification DCBC (norme CSA Z275)
Examen médical hyperbare (CSA Z275.2), via un médecin spécialisé
Carte ASP Construction (30 heures) pour accéder aux chantiers: formation ASP Construction
Démarches CCQ selon le contexte: obtenir un certificat de compétence
Formations complémentaires souvent utiles:
| Type de formation | Exemples |
|---|---|
| Formations techniques | Soudage-montage, mécanique industrielle, charpenterie-menuiserie, électricité |
| Formations en sécurité | SIMDUT/WHMIS, secourisme, premiers secours avec oxygène |
| Spécialisations | Qualifications de soudage (ex.: via le CWB Group) |
À noter: la plongée avec bouteille autonome (SCUBA) n’est généralement pas retenue pour les gros travaux de chantier. Les règles applicables en construction se réfèrent notamment au Code de sécurité pour les travaux de construction (CNESST).
Un programme de plongée commerciale reconnu DCBC prend souvent entre 20 et 36 semaines à temps plein. Ensuite, les formations complémentaires (ASP Construction, SIMDUT, secourisme, etc.) ajoutent quelques jours à quelques semaines.
Au total, plusieurs candidats comptent environ 6 à 12 mois avant d’être prêts à travailler, selon le bagage technique de départ.
Diver Certification Board of Canada – certification, conditions, écoles reconnues
Code de sécurité CNESST – cadre en construction
ASP Construction (30h) – obligatoire sur plusieurs chantiers
CCQ: certificat de compétence – démarches selon chantier/employeur
CWB Group – qualifications de soudage
CUHMA – repérer des ressources médicales hyperbares
Le salaire varie selon le projet, la région, les conditions de plongée et tes compétences spécifiques. Les chantiers de génie civil, hydroélectricité ou portuaires peuvent payer différemment.
Niveau débutant (aide-plongeur ou plongeur junior)
Au début, plusieurs se situent entre 25$ et 35$ de l’heure, surtout pour de l’assistance. En journalier, ça peut tourner autour de 350$ à 600$ la journée selon le contrat.
Niveau expérimenté (plongeur construction, soudeur sous-marin, chef de plongée)
Avec l’expérience, ça peut monter vers 45$ à 75$ de l’heure. En journalier, certains mandats complexes peuvent aller de 600$ à plus de 1 000$.
Ce qui influence la paie
Primes de plongée et déplacement
Hébergement et repas fournis parfois
Outils spécialisés
Conditions météo difficiles
Les heures supplémentaires sont fréquentes, surtout le soir ou la fin de semaine. Sur les chantiers assujettis, la CCQ encadre aussi les conditions et taux applicables: voir le document CCQ lié au métier de scaphandrier. Pour un portrait plus large des rémunérations par métier et secteur, tu peux aussi consulter le guide sur le salaire en construction au Québec.
C’est un métier de niche, mais la demande reste stable au Québec. Les mandats sous-marins variés offrent du travail dans plusieurs secteurs:
Entretien de ponts, ponceaux, quais
Barrages et centrales hydroélectriques
Projets portuaires sur le Saint-Laurent
Protection des berges, adaptation côtière
Réalité du calendrier de travail
L’emploi est souvent saisonnier, avec un rythme plus soutenu du printemps à l’automne. L’hiver, ça peut ralentir, mais certaines interventions continuent (urgence, inspection critique, plongée sous glace avec protocoles renforcés).
Il faut être rigoureux et suivre toutes les procédures de sécurité en milieu hyperbare. Gérer le stress fait partie du quotidien, surtout quand les conditions deviennent difficiles. L’autonomie, le jugement sur le terrain et la capacité de dire stop quand ça devient risqué font une vraie différence.
Il faut aussi une solide condition physique pour résister au froid, aux efforts prolongés et aux horaires changeants. Les déplacements fréquents sont la norme.
Un scaphandrier doit maîtriser les systèmes de plongée alimentés en surface (casque, ombilical, communication). La compréhension des normes CSA Z275 et du cadre CNESST est essentielle.
La lecture de plans, les méthodes de génie civil sous-marin, la prise de mesures, la production de photos/vidéos exploitables et la rédaction de rapports clairs font souvent partie des attentes. Les compétences en soudure/coupage sous-marin (si certifié) et l’usage d’outillage hydraulique/pneumatique sont aussi très recherchés.
Les points positifs
Impact concret sur des infrastructures importantes
Mandats variés, environnement hors du commun
Possibilités de se démarquer avec une spécialité (inspection, soudure, supervision, etc.)
Communauté métier souvent plus petite, donc le réseau se bâtit vite
Les aspects difficiles
Métier exigeant physiquement et mentalement
Conditions parfois extrêmes (froid, visibilité, courants)
Horaires variables et déplacements fréquents
Exigences de sécurité strictes, peu de place à l’improvisation
Pour avancer rapidement, vise une certification DCBC solide dès le départ, puis construis ton profil avec une compétence technique complémentaire (mécanique, soudage, électricité, inspection). Les employeurs apprécient les plongeurs capables d’exécuter des tâches techniques et de livrer une documentation claire pour les ingénieurs.
Ta réputation compte énormément: ponctualité, préparation du matériel, respect des procédures. Et oui, la météo peut annuler des plongées: mieux vaut prévoir des périodes de maintenance d’équipement et de formation continue.
En pratique, les candidats passent par une école reconnue ailleurs au Canada, obtiennent la certification DCBC, puis reviennent travailler au Québec avec les exigences locales (ASP Construction, examen médical hyperbare, et démarches CCQ selon les chantiers).
On peut travailler en français sur beaucoup de chantiers, mais l’anglais reste un atout: plusieurs manuels techniques et certaines formations sont en anglais.
Le printemps à l’automne est souvent la période la plus active. L’hiver peut inclure des interventions ciblées (urgence, inspection critique, plongée sous glace) et du temps consacré à l’entretien du matériel ou à la formation.
Les employeurs fournissent habituellement le système alimenté en surface (casque et ombilical). De ton côté, tu peux avoir à acheter certains éléments personnels (ex.: sous-vêtement thermique, gants, bottes, outils). Le budget varie selon les besoins.
Non, pas obligatoire. Mais ça peut accélérer la progression et ouvrir des mandats plus techniques. D’autres avenues existent aussi (inspection, supervision, levage, documentation).
Oui, la localisation peut avoir un impact important (conditions, disponibilité de main-d’œuvre, complexité des mandats, éloignement). Pour une référence de salaires par région, le Guichet-Emplois peut aider: salaires – scaphandrier (selon région).
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