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Publié : 7 janvier 2026

Scaphandrier: formation, salaire, tâches

Le métier de scaphandrier (ou scaphandrière), c’est un boulot unique qui demande des compétences pointues pour bosser sous l’eau. On répare, on inspecte, on construit… bref, on touche à tout ce qui se passe sous la surface pour des infrastructures comme les ponts, barrages ou installations portuaires. Pour découvrir d’autres professions du secteur, consulte la liste des métiers et occupations de la construction au Québec.

C’est un métier qui mélange la plongée professionnelle et des compétences techniques bien variées selon les mandats. Pour un aperçu officiel du rôle et des tâches, la page du gouvernement du Québec sur les scaphandriers et scaphandrières reste une bonne référence de départ.

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Description du poste

La vie quotidienne dans ce métier

Le boulot, c’est d’aller sous l’eau pour construire, entretenir et inspecter des structures comme des barrages, ponts, quais ou prises d’eau. On utilise généralement de l’équipement alimenté depuis la surface (casque, ombilical, communication).

L’équipe est composée d’un superviseur, d’un plongeur de secours et de techniciens en surface. La sécurité, c’est non négociable: protocoles stricts, communication constante, évaluation des risques à chaque étape.

Les conditions changent tout le temps: météo, courants, visibilité, température… parfois, c’est rude. Les projets peuvent durer quelques heures ou s’étirer sur plusieurs semaines, tout dépend du chantier.

Les horaires, ce n’est pas du 9 à 5. Parfois, c’est très tôt le matin, parfois le soir ou en urgence. On peut se retrouver partout au Québec, du Saint-Laurent jusqu’aux coins plus isolés comme le Nord-du-Québec, la Côte-Nord ou la Gaspésie.

Responsabilités du travail

Voici ce qu’on fait au quotidien:

  • Inspection des structures immergées: fondations de ponts, pieux, murs de soutènement

  • Construction sous l’eau: perçage, coupe, bétonnage, pose d’ancrages

  • Réparation d’installations: colmatage de fuites, réparation de fissures, remplacement de composants

  • Soudure et coupe de métaux en milieu subaquatique (si certifié)

  • Installation et entretien d’équipements hydrauliques: vannes, grilles de prise d’eau

  • Documentation: vidéos, photos, mesures précises des interventions

  • Sécurité: vérification de l’équipement, tests des systèmes, respect des procédures d’urgence

  • Rapports: rédaction après chaque intervention (plongée, inspection, sécurité)

  • Préparation et entretien du matériel: casques, détendeurs, compresseurs, systèmes de sécurité

  • Collaboration avec d’autres équipes: construction, ingénierie, mécanique

  • Adaptation aux conditions hivernales: plongée sous glace ou en eau très froide

Certifications et parcours de formation

Programmes reconnus

Au Québec, il n’y a pas de programme public complet menant directement à la plongée commerciale. Il faut aller chercher une certification de plongeur commercial conforme à la norme canadienne CSA Z275.

La certification vient du Diver Certification Board of Canada (DCBC). Le minimum visé pour travailler sur des mandats de construction est souvent un niveau de type Surface-Supplied Air Diver.

Certifications souvent exigées selon les mandats:

Formations complémentaires souvent utiles:

Type de formationExemples
Formations techniquesSoudage-montage, mécanique industrielle, charpenterie-menuiserie, électricité
Formations en sécuritéSIMDUT/WHMIS, secourisme, premiers secours avec oxygène
SpécialisationsQualifications de soudage (ex.: via le CWB Group)

À noter: la plongée avec bouteille autonome (SCUBA) n’est généralement pas retenue pour les gros travaux de chantier. Les règles applicables en construction se réfèrent notamment au Code de sécurité pour les travaux de construction (CNESST).

Scaphandrier apres une sortie.jpg

Temps nécessaire pour se qualifier

Un programme de plongée commerciale reconnu DCBC prend souvent entre 20 et 36 semaines à temps plein. Ensuite, les formations complémentaires (ASP Construction, SIMDUT, secourisme, etc.) ajoutent quelques jours à quelques semaines.

Au total, plusieurs candidats comptent environ 6 à 12 mois avant d’être prêts à travailler, selon le bagage technique de départ.

Ressources pour s’orienter

Rémunération et opportunités

Revenus en début et fin de carrière

Le salaire varie selon le projet, la région, les conditions de plongée et tes compétences spécifiques. Les chantiers de génie civil, hydroélectricité ou portuaires peuvent payer différemment.

Niveau débutant (aide-plongeur ou plongeur junior)
Au début, plusieurs se situent entre 25$ et 35$ de l’heure, surtout pour de l’assistance. En journalier, ça peut tourner autour de 350$ à 600$ la journée selon le contrat.

Niveau expérimenté (plongeur construction, soudeur sous-marin, chef de plongée)
Avec l’expérience, ça peut monter vers 45$ à 75$ de l’heure. En journalier, certains mandats complexes peuvent aller de 600$ à plus de 1 000$.

Ce qui influence la paie

  • Primes de plongée et déplacement

  • Hébergement et repas fournis parfois

  • Outils spécialisés

  • Conditions météo difficiles

Les heures supplémentaires sont fréquentes, surtout le soir ou la fin de semaine. Sur les chantiers assujettis, la CCQ encadre aussi les conditions et taux applicables: voir le document CCQ lié au métier de scaphandrier. Pour un portrait plus large des rémunérations par métier et secteur, tu peux aussi consulter le guide sur le salaire en construction au Québec.

Scaphandrier avant de plonger.jpg

Opportunités professionnelles

C’est un métier de niche, mais la demande reste stable au Québec. Les mandats sous-marins variés offrent du travail dans plusieurs secteurs:

  • Entretien de ponts, ponceaux, quais

  • Barrages et centrales hydroélectriques

  • Projets portuaires sur le Saint-Laurent

  • Protection des berges, adaptation côtière

Réalité du calendrier de travail
L’emploi est souvent saisonnier, avec un rythme plus soutenu du printemps à l’automne. L’hiver, ça peut ralentir, mais certaines interventions continuent (urgence, inspection critique, plongée sous glace avec protocoles renforcés).

Compétences essentielles

Qualités personnelles

Il faut être rigoureux et suivre toutes les procédures de sécurité en milieu hyperbare. Gérer le stress fait partie du quotidien, surtout quand les conditions deviennent difficiles. L’autonomie, le jugement sur le terrain et la capacité de dire stop quand ça devient risqué font une vraie différence.

Il faut aussi une solide condition physique pour résister au froid, aux efforts prolongés et aux horaires changeants. Les déplacements fréquents sont la norme.

Compétences techniques

Un scaphandrier doit maîtriser les systèmes de plongée alimentés en surface (casque, ombilical, communication). La compréhension des normes CSA Z275 et du cadre CNESST est essentielle.

La lecture de plans, les méthodes de génie civil sous-marin, la prise de mesures, la production de photos/vidéos exploitables et la rédaction de rapports clairs font souvent partie des attentes. Les compétences en soudure/coupage sous-marin (si certifié) et l’usage d’outillage hydraulique/pneumatique sont aussi très recherchés.

Avantages et inconvénients

Les points positifs

  • Impact concret sur des infrastructures importantes

  • Mandats variés, environnement hors du commun

  • Possibilités de se démarquer avec une spécialité (inspection, soudure, supervision, etc.)

  • Communauté métier souvent plus petite, donc le réseau se bâtit vite

Les aspects difficiles

  • Métier exigeant physiquement et mentalement

  • Conditions parfois extrêmes (froid, visibilité, courants)

  • Horaires variables et déplacements fréquents

  • Exigences de sécurité strictes, peu de place à l’improvisation

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Avis d’expert

Pour avancer rapidement, vise une certification DCBC solide dès le départ, puis construis ton profil avec une compétence technique complémentaire (mécanique, soudage, électricité, inspection). Les employeurs apprécient les plongeurs capables d’exécuter des tâches techniques et de livrer une documentation claire pour les ingénieurs.

Ta réputation compte énormément: ponctualité, préparation du matériel, respect des procédures. Et oui, la météo peut annuler des plongées: mieux vaut prévoir des périodes de maintenance d’équipement et de formation continue.

Questions fréquentes

Comment obtenir la certification si le programme complet n’est pas disponible dans les écoles publiques au Québec?

En pratique, les candidats passent par une école reconnue ailleurs au Canada, obtiennent la certification DCBC, puis reviennent travailler au Québec avec les exigences locales (ASP Construction, examen médical hyperbare, et démarches CCQ selon les chantiers).

L’anglais est-il nécessaire?

On peut travailler en français sur beaucoup de chantiers, mais l’anglais reste un atout: plusieurs manuels techniques et certaines formations sont en anglais.

Peut-on travailler toute l’année?

Le printemps à l’automne est souvent la période la plus active. L’hiver peut inclure des interventions ciblées (urgence, inspection critique, plongée sous glace) et du temps consacré à l’entretien du matériel ou à la formation.

Combien faut-il investir dans l’équipement personnel?

Les employeurs fournissent habituellement le système alimenté en surface (casque et ombilical). De ton côté, tu peux avoir à acheter certains éléments personnels (ex.: sous-vêtement thermique, gants, bottes, outils). Le budget varie selon les besoins.

La spécialisation en soudure sous-marine est-elle obligatoire pour bien gagner?

Non, pas obligatoire. Mais ça peut accélérer la progression et ouvrir des mandats plus techniques. D’autres avenues existent aussi (inspection, supervision, levage, documentation).

Y a-t-il un écart de paie entre les villes et les régions éloignées?

Oui, la localisation peut avoir un impact important (conditions, disponibilité de main-d’œuvre, complexité des mandats, éloignement). Pour une référence de salaires par région, le Guichet-Emplois peut aider: salaires – scaphandrier (selon région).

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